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Données qualité de l'eau au niveau de l'étang de Martigné-Ferchaud
 
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Nouveaux SDAGE Loire-Bretagne et SAGE Vilaine
 
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Les paramètres physico-chimiques suivis


Voici les principaux paramètres physico-chimiques suivis par le Syndicat Intercommunal du Bassin du Semnon :
  • L’oxygène dissous. L’oxygène dissous dans l’eau constitue un indicateur de l’activité biologique du cours d’eau : aussi bien pour les organismes terrestres qu’aquatiques, l’oxygène est un élément indispensable à la respiration. L’oxygène dissous permet donc d’évaluer les capacités d’auto-épuration de la rivière via les organismes y vivant. Les teneurs en oxygène dissous commandent fortement la vie aquatique : par exemple, lorsqu’on tombe en dessous de 5 mg/L, cela montre que le milieu est perturbé et des mortalités piscicoles sont à redouter lorsqu’on mesure des teneurs inférieures à 3 mg/L.
  • La température de l’eau. Plus l’eau est froide, plus l’oxygène se dissout rapidement. Par ailleurs, la température influence le développement et la reproduction des organismes aquatiques : les poissons, certains insectes…etc., déclenchent leur cycle de reproduction, leur croissance… en fonction de la température du milieu dans lequel ils évoluent.
  • Les nitrates. Ils proviennent le la dégradation de l’azote (c'est-à-dire de la décomposition de la matière vivante). Sur nos bassins versants, les nitrates sont un indicateur de l’activité agricole. Mais leurs origines peuvent être diverses : minéralisation de la matière organique (déchets verts), fumier, engrais, eaux usées… Leur présence dans l’eau varie en fonction des saisons. Ce paramètre ne doit pas dépasser 50 mg/L pour la production d’eau potable.
  • Le phosphore et les phosphates. Le phosphore est un élément indispensable à la vie. Il provoque cependant la dystrophie (dysfonctionnement) des masses d'eau lorsqu’il est en excès dans les eaux. La dystrophie est "l’asphyxie des eaux d’un lac ou d’une rivière" due à un apport exagéré de substances nutritives - notamment le phosphore - qui augmente la production d’algues et de plantes aquatiques. Les phosphates sont la forme assimilable du phosphore pour les êtres vivants. Ils proviennent essentiellement des pollutions domestiques (détergents) mais peuvent également provenir de l’agriculture (engrais).
  • Les pesticides. Le suivi des concentrations en pesticides est essentiel. Les produits phytosanitaires ruissellent principalement et se retrouvent rapidement dans l’eau. Ils s’accumulent dans les organismes vivants et sont transmis le long de la chaîne alimentaire. Cela peut provoquer la disparition d'espèces prédatrices (diminution des défenses immunitaires et de la fertilité). Si un maillon de la chaîne est éliminé, c’est l’ensemble de l’écosystème qui est menacé. Dans certains cours d’eau, la disparition de certaines espèces peut être observée (ex : brochet ou espèces d’oiseaux pêcheurs). De plus, les pesticides et notamment les herbicides, posent des problèmes pour la potabilisation des eaux par les usines de production d'eau potable. Les traitements coûteux appliqués augmentent le prix de l'eau.
  • Les matières en suspension (MES). Ce sont des éléments solides non dissous dans l’eau. Elles peuvent fixer certains éléments chimiques. De plus, la plupart des micro-organismes de l’eau (bactéries, virus) peuvent se fixer sur leur surface. Une forte concentration de MES peut engendrer des impacts négatifs sur le milieu :
           - l’eau devient opaque et la lumière ne pénètre plus dans le cours d’eau ce qui peut empêcher certains
             organismes (plantes ou animaux) de se développer ou de survivre,
           - les particules se déposent sur les fonds et colmatent les cours d’eau,
           - les branchies des poissons peuvent s’irriter (développement bactérien et viral sur les branchies).

           En régime hydrologique moyen, les MES proviennent principalement des eaux usées urbaines et industrielles.
           En revanche, en période de crue, l’érosion des sols du bassin versant est souvent à l’origine d’une grande part
           des MES.